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Conduite de séniores : faut-il contrôler les performances ?

Contrôler l’aptitude des séniors à continuer à conduire, est-ce que ce ne serait pas un moyen assez évident d’améliorer la sécurité sur les routes ? 👍 Et pourtant, les arguments en faveur de cette mesure méritent que l’on y regarde de plus près.



Le grand-père d’à côté 👴


La proposition revient épisodiquement, souvent à l’occasion d’un fait divers tragique impliquant un conducteur âgé. On prend alors en exemple nos voisins européens.


Ainsi les Italiens, particulièrement stricts, prévoient dès 50 ans un examen tous les 5 ans, puis tous les 3 ans à partir de 70 ans. 👩‍⚕️



Plus vieux, plus dangereux ? 💥🚗


Or les statistiques nous apprennent que les personnes âgées causent moins d’accidents que les jeunes conducteurs. Ils en sont par contre souvent les victimes, notamment en tant que piétons.


Certes, avec le vieillissement, les facultés (vue, ouïe, réflexes, etc.) baissent. Mais il semble que l’expérience et la prudence suppléent, pour partie, ces capacités déclinantes.



En voiture, c’est plus sûr 🛡️


Surtout, un rapport de l’European Transport Safety Council indique que le bénéfice des mesures de contrôle basées sur l’âge reste encore à prouver. Et l’organisation bruxelloise va même plus loin.


Certaines études suggèrent en effet que les séniors privés de permis se reportent vers d’autres modes de déplacement (marche, vélo), qui les mettent bien davantage en danger. 🤦‍♀️



Vivre et conduire 🛣️


Plus largement, il faut garder en vue le coût social global. Dans bon nombre de cas (personnes isolées, milieu rural, etc.), la possibilité de prendre sa voiture est essentielle au maintien d’une certaine autonomie et d’une certaine vie sociale.🤝

Du coup la suspension du permis pourrait avoir des conséquences non négligeables pour l’équilibre et pour la santé.



Un certain contrôle 👀


Il existe déjà, en outre, une procédure de signalement (par un proche, un voisin, par la gendarmerie) auprès du préfet. Celui-ci peut imposer une visite médicale au conducteur, et apporter des limitations au permis (exiger des aménagements du véhicule, par exemple) ou le retirer. 🚫


Et puis, les assureurs procèdent aussi à une forme de régulation, avec l’éviction « naturelle » des assurés qui présentent un taux de sinistres trop élevé.



Finalement, le modèle français ne serait-il pas un bon compromis entre question sécuritaire et enjeux sociaux ? ⚖ Un modèle pragmatique, basé sur l’autorégulation individuelle, saupoudré de quelques garde-fous juridiques. Un modèle qui, une fois n’est pas coutume s’agissant de la France, ne souffre pas d’un excès de réglementation.


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