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Mobilités urbaines . L'impossible cohabitation !


voitures et pietons dans un centre ville

Il fut un temps où deux usages dominaient, la marche et la voiture, et la rue se divisait en trottoirs et chaussée. 🚦L’espace urbain a ensuite vu se multiplier les modes de mobilité. Pour un résultat légèrement chaotique…


Casse-tête 😖


Car nous avons ou bien la cohabitation dans une même voie de véhicules trop hétérogènes. Ce qui est, pour les plus vulnérables, une hérésie en termes de sécurité – et, pour tous, une perte en fluidité. 🤦



Ou bien l’ambition impossible, selon les mots de la géographe Sonia Lavadinho, de « saucissonner les rues avec autant de voies qu’il y a de modes de transport » [1]. Car l’espace en ville est denrée trop rare pour de tels redécoupages et le croisement de toutes ces voies finit par ralentir tout le monde.


Prises dans cette aporie, nos villes deviennent des lieux où il fait de moins en moins bon circuler.


Infractions tous azimuts 🕵️‍♀️


D’abord parce que les comportements transgressifs se multiplient. Une enquête d’OpinionWay qui a permis de scruter les faits et gestes des usagers aux grands carrefours de plusieurs villes. 🏙️ Et d’observer pas moins de 38 infractions au Code de la route par heure.



Un chiffre à mettre en perspective avec la hausse de la mortalité constatée ces dernières années chez les cyclistes et les conducteurs d’EDPM (trottinettes, gyroroues et gyropodes). [2]


Passe ton chemin ! 🚶


Les piétons subissent également ces mutations. Le trottoir, leur ancienne chasse gardée, est l’objet de conflits d’usages grandissants :


➡ Vélos et trottinettes y font de fréquentes incursions.


➡ Les livreurs en tous genres ne cessent de le traverser pour atteindre leurs clients.


➡ Les bornes de recharge, les équipements de collecte des déchets ou les terrasses viennent y empiéter.


Tout cela mis ensemble fait que, au « baromètre des villes marchables », les communes françaises n’affichent qu’un maigre 9,2/20. [3]


Reprendre la main ? 👌


On peut certes améliorer les choses. Comme avec l’interdiction des trottinettes électriques en libre-service ou l’instauration à Barcelone d’une « taxe Amazon », qui rend payant, pour les grandes entreprises de livraison, l’utilisation de l'espace public à des fins commerciales. [4]



Mais c’est sans doute le modèle d’ensemble qui exige d’être repensé. Et c’est que propose la capitale slovène, Ljubjana, qui est structurée en trois cercles concentriques :


1️⃣ une périphérie « classique », mettant la voiture à l’honneur ;


2️⃣ un deuxième cercle, qui limite l’accès aux voitures des seuls riverains et véhicules autorisés, et dans lequel les vélos sont majoritaires ;


3️⃣ un hypercentre, 100 % piétonnier, d’où les vélos et les EDPM sont bannis.



En somme, le mieux semble de choisir. Un mode de déplacement par secteur, et des infrastructures qui permettent la transition d’un espace à l’autre (parking auto, parking vélo, etc.). Mais tout en même temps, ça ne marche pas !




Sources : 

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