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Au tour des assureurs de laver plus blanc que blanc


machine à laver et feuilles vertes

La CSRD (pour Corporate Sustainability Reportuing Directive) vient d’entrer en vigueur en ce mois de janvier. 📜 Elle fixe un cadre à l’échelle européenne qui renforce et standardise, pour les 45 000 entreprises concernées à terme, les obligations de reporting extra-financier.




Comptes de faits 🧚



Il s’agit en d’autres termes de mieux évaluer les entreprises sur les questions environnementales, sociales et de gouvernance (ESG). La CSRD prévoit pour cela la mise en place de 12 indicateurs, afin d’améliorer la qualité des données ESG et de permettre leur auditabilité. [1]



Cela concerne notamment les gaz à effet de serre. 🏭 Avec l’objectif d’intégrer les émissions indirectes des entreprises, qui ont leur source dans la chaîne de valeur amont et aval. Et ainsi de mettre au compte des institutions financières les émissions résultant des activités qu’elles financent. [2]



Faut-il appliquer ce système aux assureurs et aux entreprises qu’ils assurent ? Cela n’a rien d’évident ; si bien que l’EFRAG, mandaté par la Commission européenne pour statuer sur ces sujets, a souhaité se donner un délai en vue de formuler des normes spécifiques au secteur.




Usine à… gaz ? 🤔



Quoi qu'il en soit, les compagnies d’assurance vont devoir déployer des flux d’échanges de données colossaux pour faire remonter les informations de toutes les entités, même les plus petites, avec lesquelles ils travaillent. Des données qui, en outre, seront de nature non financière et donc plus compliquées à collecter et à qualifier.



Rien d’étonnant alors à ce que la CSRD soit aussi controversée. ⚔ Les uns y voyant une avancée significative, avec le principe de « double matérialité », qui sort les acteurs économiques d’une lecture purement financière de leurs activités. [3] Les autres déplorant l’invention d’un nouveau monstre technocratique aux résultats incertains.




Tout en douceur 🤷‍♂️



Car pour amener les consommateurs à se détourner d’un produit (ici, les énergies fossiles), il y a d’autres moyens, bien plus directs :



1️⃣ l’interdiction, comme l’a fait l’UE pour programmer la fin des véhicules thermiques ;



2️⃣ la taxation, comme depuis longtemps la France pour le prix du tabac.



Alors, oui, vous suscitez anxiété et mécontentement. Mais une chose est sûre : ça marche ! Parce que soumis à de nouvelles contraintes, l’environnement économique, forcément, s’adapte.



Les promoteurs du CSRD semblent parier sur la méthode douce. 🥰 Il est plutôt à craindre que ces normes, par la lourdeur de leur application et des contrôles nécessaires, produisent à la fin plus de CO2 qu’elles n’en économiseront. Sans compter que, par leur complexité, ce genre d’édifices prêtent le flanc à de graves dérives (cf. les fraudes aux quotas d'émission de CO2).




De bonnes intentions, incontestablement, mais qui risquent de nourrir le greenwashing ✨, au lieu de s’attaquer au fond du problème.




Sources :


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