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ZFE - Zone à Fort Emmerdement

Comme tout le monde, je rêve d’un monde plus propre où il ferait bon vivre et respirer. Mais pourquoi alors, me direz-vous, remettre en cause les ZFE (zones à faibles émissions) ? Parce que si l’intention est louable, la méthode me semble discutable.



Adieu, gaz d’échappement ! 🚫


Petit rappel des faits. Les ZFE ont pour objectif de limiter les émissions liées à la circulation des véhicules dans les zones densément peuplées. Ces pollutions représentant un problème de santé publique, responsable, selon les chiffres officiels, de :

→ 48 000 décès prématurés

→ 9 % de la mortalité totale

→ 110 milliards d’euros de frais de santé



50 nuances de ZFE 🗺


L’idée de bannir des centres les véhicules les plus polluants se concrétise dès 1996, à Malmö et Stockholm. Plus de 300 villes européennes (Italie et Allemagne en tête) les ont depuis rejoints.


Mais si le principe est partout le même, les modalités varient :

→ les types de véhicules visés

→ les critères de classification

→ les contrôles, effectués manuellement ou par caméras à lecture de plaque

→ l’existence ou non de dérogations 🚚

→ l’étendue, qui va de la taille d’une ville moyenne à celle d’une région entière (comme en Autriche)



Sous le feu des critiques ⚡


Alors que le développement des ZFE en France s’accélère (45 d’ici fin 2024), ses détracteurs y voient :

→ une contrainte pénalisant surtout les travailleurs périurbains

→ un approfondissement de la gentrification des centres 🏙

→ une mesure brutale, décidée en l’absence de réseaux de mobilité alternative



Et pour quels résultats ? 🦧


Les rapports se bousculent pour vanter leurs effets sur la qualité de l’air.

→ Londres, avec des mesures très strictes, a réduit ses émissions de particules fines de 19 % depuis 2016 et Bruxelles de 11 % en seulement un an. 🌬

→ Par contre, Berlin et d’autres métropoles allemandes présentent des résultats beaucoup moins probants.


Alors oui, « globalement » la qualité de l’air s’améliore, mais les gains ne semblent-ils pas tout de même limités au regard de l’impact social et économique ? 🤦‍♂️



Le petit bout de la lorgnette… 🔬


Demandons-nous, dans le fond, si la qualité de l’air doit être traitée selon une logique locale, en faisant peser toute la responsabilité sur les citoyens. Et si ces ZFE ne sont pas juste un outil politique pour défendre des villes « sans bagnoles ». ✋


Selon moi, l’écologie culpabilisante n’est pas la bonne voie. Notre salut passera par les progrès techniques, plutôt que par l’empilement de restrictions individuelles et de mesurettes locales.


Face aux défis environnementaux, que représentent en effet les bénéfices de la création de 1 000 ZFE, de l’abaissement des limitations de vitesse ou d’un malus sur les véhicules dits polluants, par rapport à la maîtrise de la fusion nucléaire ou des procédés de captation du CO2 ?


Ne nous trompons pas de priorité. 👉


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