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Comprendre les enjeux du "Data Act" pour l'automobile

Tous secteurs confondus, nous assistons à une explosion de la production de données. 📱Mais une chose est de la générer, une autre, de la valoriser. On estime en effet que 80 % de la data industrielle reste aujourd’hui non exploitée, ce qui s’explique en partie par des raisons d’ordre légal. Et c’est sur ce terrain que les instances européennes ont décidé d’améliorer les choses. 👏



Un énorme chantier 👷‍♂️


Le Data Act, adopté en mars par le Parlement européen, poursuit des objectifs ambitieux :

➡️ développer un marché unique de la donnée

➡️ renforcer le droit des utilisateurs à accéder à leurs données et à les gérer librement 🙋‍♀️

➡️ rééquilibrer la capacité des différents acteurs à créer de la valeur à partir des data


Portabilité des données, protection contre les transferts illégaux… ces quelques grands principes trouvent à s’appliquer de nombreuses manières.



Changement en vue 👀


Dans le domaine automobile, incontestablement, le Data Act devrait apporter du neuf sur une chose en particulier : la mainmise des fabricants sur les données, qui prive le reste de l’écosystème de leviers de performance extrêmement précieux.


Je reprends ici un exemple éclairant, glané sur la page de l’analyste Julia Gebhart. Imaginez que vous êtes au volant et qu’un voyant s’allume, indiquant un problème de freins. Normalement, vous auriez pris, comme d’habitude, la direction de votre concessionnaire.


Mais désormais, vous avez la possibilité de partager en temps réel les données de votre voiture avec une application, qui va vous indiquer la localisation et les tarifs de tous les garages des environs. Un grand coup de pied dans la fourmilière... 🐜🦶



Inconciliables ! 🤔


On voit donc bien se dessiner deux camps aux intérêts divergents :

1️⃣ D’un côté, les constructeurs européens s’inquiètent de normes trop contraignantes, de l’incertitude légale qui pourrait émerger de ce nouveau cadre et, in fine, du découragement de l’investissement qui en résultera.


2️⃣ De l’autre, l’ensemble des acteurs de la filière aval (consommateurs, garagistes, assureurs, etc.) trouvent les dispositions du Data Act encore insuffisantes pour instaurer une réelle concurrence.



Au-delà du Data Act 📜


Voilà pourquoi ils engagent la Commission européenne à compléter sans délai ce texte par des normes techniques et juridiques propres au secteur automobile.


D’abord, parce qu’il existe, ici plus qu’ailleurs, des « barrières systémiques » au partage des données. C’est-à-dire des obstacles venant de la conception même des véhicules, et auxquels seule l'instauration de règles contraignantes pour les constructeurs pourra remédier. 🫵


Ensuite, parce que les solutions digitales conçues aujourd’hui sont gravement impactées par le flou entourant les données sur lesquelles elles pourront dans l'avenir s’appuyer.


La course contre la montre est engagée… ⏳


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