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Giga-casting, la menace se précise pour les assureurs !


usine à voitures

Depuis mon précédent post sur le sujet à l’automne dernier, la tendance se confirme. 🙄 Le procédé de « giga casting » qui, au moyen d’énormes presses, rend possible le moulage d’un seul tenant d’éléments entiers d’une voiture séduit un nombre grandissant de constructeurs.



Tout pour plaire 🤩


Après Tesla, qui fut dès 2020 pionnier en la matière, ce sont Toyota, GM, Geely et bien d’autres qui se sont lancés ou s’apprêtent à le faire. Trop d’avantages, sur le papier, pour ne pas y aller :


➡ Passer, pour le châssis, de 70 à une seule pièce, c’est compresser tout ensemble les temps et les coûts de production, jusqu’à -20 % [1] ;


➡ Les véhicules s’allègent et améliorent du coup leurs performances énergétiques ;


➡ Ils seraient aussi plus résistants au choc avec la disparition des points de fragilité liés aux soudures.



Mais c’est bien entendu l’aspect financier qui prime. Et conjugué à la forte concurrence exercée par les marques chinoises, le giga casting devrait également participer à la baisse des prix de vente. 📉


Badaboum 💥


Sauf que, nous en avions déjà parlé, ce n’est pas une bonne nouvelle pour tout le monde. Car dans bien des cas, suite à un choc localisé, c’est toute la « giga-pièce » qu’il faudra remplacer .


La Feda (Fédération de la distribution automobile), particulièrement préoccupée par le phénomène, a proposé une simulation :


➡ Soit une Peugeot 2008 lourdement emboutie à l’arrière. La réparation se monte en l’état actuel à 12 154 €, pour 6 jours et demi de main-d’œuvre.


➡ Imaginons le même sinistre survenu à la même voiture. Seule différence, elle a été produite par giga casting. On parle maintenant de 15 402 € de réparations et de 11 jours de travail. [2]



Pire encore ‼️


Les assureurs ont donc bien de quoi s’inquiéter. Mais cela, hélas, va plus loin, avec une conjonction de facteurs aux effets délétères. 



Imaginez :


1️⃣ Le giga casting contribue à abaisser le prix des véhicules.

2️⃣ Le seuil à partir duquel ils deviennent économiquement irréparables s’abaisse en conséquence : il est de moins en moins pertinent d’entreprendre de gros travaux.

3️⃣ Le fait que le prix des réparations augmente vient à son tour multiplier le nombre des VEI.

4️⃣ Du coup, alors qu’aujourd’hui la part des sinistres déclarés se soldant par un classement en VEI se limite à 10 %, le marché de l’épave risque de connaître un afflux de véhicules à retraiter.

5️⃣ Et à l’arrivée, l’offre dépassant la demande, tout cela plombera le prix auquel les assureurs, après les avoir achetés aux assurés, peuvent espérer revendre les VEI aux professionnels.



La double peine… 🤦‍♀



Sources : 

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