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Optique : la pièce la plus stratégique pour les assureurs ?

Élément essentiel à la sécurité et poste de dépense exorbitant, les optiques sont pour les assureurs un enjeu de tout premier ordre. 🤑 D’où leur souci constant pour réussir à maîtriser les coûts…



Voir et être vu (à travers les âges) 💡👀


Depuis les lanternes à bougie dont Louis XV souhaita équiper les calèches, plusieurs technologies d’éclairage se sont succédé :

1️⃣ L’halogène, dès 1965

2️⃣ Le xénon, à partir de 1991

3️⃣ Le phare à LED, qui se généralise depuis la fin des années 2000

4️⃣ Le phare laser, depuis 2014, sur certains modèles très haut de gamme



Du feu dans les yeux 🔥


Avec l’arrivée des LED, les designers se sont affranchis des limites imposées par l’ampoule. Les possibilités créatives s’en trouvent décuplées et l’optique devient, alors que de lourdes contraintes pèsent sur la conception du reste du véhicule, un moyen privilégié pour se démarquer. 🙋


Incisif ou débonnaire, chaque voiture se reconnaît désormais à son regard. On peut penser, par exemple, à la marque au lion et aux crocs qui luisent sous les phares. 🦁


Une solution pour, en outre, « restyler » à peu de frais un modèle existant : les nouvelles 208, exploitant la même imagerie zoomorphique, se verront bientôt équiper de trois petits colliers de diodes en guise de griffes.



Plus cher, c’est sûr 💸



La Sécurité routière nous apprend que, entre la pleine journée et le moment de la tombée du jour, le risque de collision mortelle est sept fois supérieur… L’amélioration de la puissance de l’éclairage est donc un bénéfice évident.


Cependant, le passage aux LED représente aussi un surcoût notable. Elles ont en effet le fâcheux inconvénient de ne pouvoir être remplacées à l’unité et le changement d’une optique atteint aisément les 1 000 euros. 🤦


D’après les chiffres de la SRA (Sécurité et Réparation Automobiles), si les phares se classent dans le trio de tête des pièces les plus fréquemment endommagées en cas de sinistre, leur part dans le prix des pièces à changer après une collision est faramineuse : 58 % du coût total des pièces. 📈


Cela, alors que les LED commencent à peine à se démocratiser (8 % des modèles) et que 85 % du parc roulant s’éclaire toujours à l’halogène… La facture n’est pas près de baisser.



Une lueur d’espoir ? 🤔


Trois pistes permettent néanmoins d’envisager une maîtrise des coûts :


1️⃣ La libéralisation des pièces visibles, dont je vous parlais il y a quelques semaines, devrait à terme tirer les prix vers le bas.


2️⃣ L’utilisation d’optiques de réemploi est sans doute également amenée à progresser (10 % actuellement).


3️⃣ « Réparer plutôt que remplacer », telle est la devise des assureurs regroupés au sein du CESVI FRANCE. En partenariat avec GRYP 3D, le technocentre promeut notamment la fabrication de pièces détachées imprimées en 3D.


Course à la sophistication côté constructeurs, course aux économies côté assureurs : les optiques sont décidément au cœur de toutes les attentions. 🤨


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