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Le "Reman" le nouvel Eldorado de l'industrie automobile ?


Deux images de roues , une neuve et une usée

Dans le petit monde de l’économie circulaire, les pièces remanufacturées (ou « reman ») n’occupent pas encore le devant de la scène… Mais vu leur capacité à répondre efficacement aux défis actuels, cela pourrait bien changer. 🦾


Quésaco ? 🤔


Car la pièce remanufacturée ne va pas seulement faire l’objet de tests confirmant qu’elle est toujours fonctionnelle. Elle va suivre un traitement industriel en différentes étapes : désassemblage, nettoyage approfondi, contrôle, réusinage ou selon les éléments remplacement, réassemblage et test. [1]


Pour faire simple, la pièce est remise à neuf conformément aux exigences du fabricant. On parle aussi d'« échange standard ».



Tout à gagner ⚖️



➡️ Écologiquement, on avance les chiffres de 80 % d’économies pour les matières premières par rapport à un produit neuf et de 50 % pour l’énergie. [2]



➡️ Financièrement, ces pièces sont moins chères que leur équivalent neuf, de 30 % en moyenne. [3]


Et avec une qualité sur laquelle on peut compter. Si bien que les grands groupes, aussi bien équipementiers (comme Valeo) que constructeurs (comme Renault avec la création de « The Remakers »), se lancent à leur tour dans la production.



Leur développement est aussi une bonne nouvelle pour les compagnies d’assurance et leurs clients. Dans un contexte où, en 2023, le prix des pièces détachées auto enflait encore de 8,5 % [4]. 📈



Un sillon à creuser 🚜



Pour que se répande l’usage des pièces remanufacturées, plusieurs obstacles devront encore être levés. C’est ce dont la filière, qui compte quelque 300 entreprises en France, a bien conscience.



Julien Dubois, président de Mobilians Manufacturing, désignait début 2024 deux objectifs prioritaires [5] :


1️⃣ Faire appel à un cabinet indépendant pour établir des normes d’évaluation de l’impact environnemental du « reman ». Un argument clé à faire valoir auprès des entreprises soucieuses d’améliorer leur bilan carbone.


2️⃣ Lancer une démarche de labellisation des pièces qui permette de mieux les faire connaître au grand public. Parfois frileux encore à l’idée de renoncer au neuf…



À la source ⛲



Mais le nerf de la guerre semble bien être l’approvisionnement en pièces usagées, appelées « carcasses ». Sadex, par exemple, spécialisé depuis des décennies dans l’échange standard, parvient à traiter mensuellement 10 000 kits d’embrayage. [6] Mais doit se battre pour assurer ses flux de matière premières, depuis les ateliers. 🔧


Cela, alors que, dans le même temps, les constructeurs, tenus désormais d’assumer leurs obligations relatives à la responsabilité élargie du producteur, structurent leurs filières VHU. Avec notamment pour but d’en améliorer la collecte.


Dans une situation où autant d’acteurs (et les assureurs en bonne place) ont à y gagner, le « reman » se prépare, sans aucun doute, un bel avenir. 😎




Sources : 

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