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Véhicules électriques : touchés ! coulés ?

Objets iconiques de la transition écologique, les véhicules électriques auraient-ils du plomb dans l’aile ? 💥 Un article de Reuters datant de mars dernier fait en tout cas état d’un phénomène particulièrement préoccupant.


Irréparable 🔧

Les auteurs avancent que, dans plusieurs pays, des VE quasi neufs s’entassent massivement derrière les grillages des ferrailleurs. Victimes de la même malédiction, puisqu’un sinistre, parfois léger, a endommagé leur batterie, conduisant l’assureur à déclarer irréparable la voiture [1]. 🤦‍♀️

Il y a à cela deux raisons :

1️⃣ La batterie des VE est un élément sans équivalent sur les véhicules thermiques. À savoir qu’elle peut représenter plus de la moitié de la valeur de la voiture. Et, d’un point de vue économique, cela rend dans bien des cas son remplacement prohibitif.

2️⃣ Techniquement, il est impossible, à date, de réparer certaines batteries.


Accès interdit 🚫

Ces difficultés sont encore amplifiées par deux autres facteurs.

Et d’abord, le fait que certains constructeurs ne favorisent pas la réparation, en empêchant des tiers d’accéder aux données de la batterie. Ce qui, du coup, exclut de poser un véritable diagnostic sur son état. 🤔

Second problème, la conception de certains modèles, qui intègrent la batterie au corps du véhicule. C’est notamment le cas des Model Y de Tesla, dont @Sandy Munro, expert en production automobile, affirmait sans détour que leur indice de réparabilité est égal à zéro [2].

Autant de tendances qui nous entraînent sur la voie que j’évoquais déjà la semaine passée en parlant du giga casting. Celle qui conduit l’automobile à devenir, à son tour, un produit jetable.


Dans l’impasse ✋

Face à cette situation, les compagnies d’assurance sont réduites à des choix pour le moins problématiques :

➡ « envoyer à la ferraille », on l’a vu, des VE même récents, car il est inconcevable de laisser en circulation une voiture dont on ignore la dangerosité ;

➡ augmenter fortement le montant des primes [3] ;

➡ refuser carrément, comme c'est déjà le cas aux États-Unis et en Grande-Bretagne, d’assurer les modèles qui posent le plus de problèmes [4].


Crise de croissance ? 🤒

Plusieurs pistes pourraient cependant permettre de sortir de l’ornière :

➡ l’extension aux batteries du dispositif de REP (responsabilité élargie du producteur), dont je vous parlais aussi il y a peu. Cela, afin de contraindre les constructeurs à donner aux autres acteurs les moyens de réparer et recycler efficacement les batteries ♻ ;

➡ l’accélération du développement de la filière de réparation de batteries, dont on voit qu’elle offre des perspectives très prometteuses.


En somme, c’est tout un modèle industriel et économique, conçu au bénéfice des constructeurs, qui semble atteindre ces limites. Sauront-ils voir que leur avantage est désormais à le transformer ? 🪄


Sources :


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