Bornes de recharge : le vrai talon d’Achille du VE ?
- il y a 2 jours
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Les voitures électriques, c’est formidable – surtout quand on peut rouler avec. Longtemps, en effet, les questions d’autonomie et d’accès aux infrastructures de recharge ont représenté un frein à leur adoption.
Sur le premier point, les progrès ont été spectaculaires (voir nos posts sur le sujet). Quant aux bornes de recharge, les choses, là aussi, n’ont cessé de s’améliorer.
En mai dernier, le ministère de l’Économie avait toutes les raisons de se féliciter :
➡️ avec, à cette date, près de 170 000 bornes accessibles sur l’espace public ;
➡️ un maillage territorial désormais plus dense que celui des stations essence. [1]
Et en vue, le projet d’atteindre 400 000 points de recharge à horizon 2030… s’il n’y a pas trop de bâtons dans les roues.
La recharge des VE n’obéit pas aux mêmes contraintes que la distribution de carburant. ⛽ La lourdeur des infrastructures et des investissements pousse à regrouper plusieurs pompes sur un même site et à sécuriser ce dernier. En comparaison, la borne de recharge est beaucoup plus flexible, mais aussi plus vulnérable.
Car les voleurs de cuivre, aguerris au ciblage des installations ferroviaires ou des réseaux téléphoniques, se sont dit que les câbles des stations de recharge feraient de bons gisements. Rien de mirobolant, cependant, malgré des cours boursiers au plus haut : quelques dizaines d’euros par câble. Ce qui incite, hélas, à multiplier les coups de coupe-boulon. 🦞
La médiatisation du phénomène a semble-t-il eu pour effet de l’amplifier, certaines sources évoquant le chiffre de 20 % de bornes hors service. [2] Ces attaques nuisent gravement aux entreprises propriétaires (réparations à plusieurs milliers d’euros par câble, pertes d’exploitation) et compliquent la vie de leurs clients.
Certains acteurs avaient pressenti le danger et équipé leurs stations de systèmes de vidéo-surveillance, capables de donner l’alerte en temps réel. [3]
Mais dans la plupart des cas, il va falloir, en urgence, trouver des parades :
➡️ câbles équipés de gaines anti-découpe et traceurs GPS ;
➡️ ensevelissement des câbles, autant que possible, pour limiter la portion accessible aux malfrats ;
➡️ libération, en cas de tentative de vol, d’une substance indélébile qui permettra de confondre les suspects. [4]
C’est d’autant plus urgent que les câbles ne sont pas l’unique point faible. Car les bornes sont de fait des interfaces entre le réseau électrique, le système bancaire et le véhicule, mais aussi le smartphone, des clients. Or les standards de sécurité actuels ouvrent la voie à de nombreuses menaces :
➡️ vol de données ;
➡️ escroquerie via de faux QR codes collés sur les bornes ;
➡️ demandes de rançon des hackers pour remettre en service les installations infectées ;
➡️ piratage du réseau électrique local. [5]
Ici encore, des solutions existent pour répondre aux cyber-risques. Mais cela, immanquablement, aura un coût, qu’il reviendra, d’une façon ou d’une autre, au consommateur final de régler. 😒
Sources :
2. tf1info.fr
3. roole.fr


