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Les VEI ne connaissent pas la crise

  • il y a 6 jours
  • 2 min de lecture
Voiture électrique jaune accidentée devant un garage de carrosserie automobile

En 2025, la part des véhicules classés véhicule économiquement irréparable (VEI) 💥 a légèrement augmenté : 11,6 % des sinistres déclarés, contre 10,8 % l’année précédente. [1]


Pour mieux comprendre ce qu’évoquent ces chiffres, rappelons d’abord que le classement en VEI repose sur deux chiffres :

1️⃣ la valeur du véhicule (plus il est cher et plus on peut engager des sommes importantes pour le remettre en état) ;

2️⃣ le prix des réparations (plus elles sont coûteuses et moins l’opération a des chances de valoir la peine).


Partant de là, on peut tenter d’analyser les raisons de la hausse.

Côté véhicule, on a assisté à un phénomène singulier. Depuis la crise COVID, le vieillissement du parc s’est en effet conjugué avec une augmentation du coût moyen des VRADE (le montant calculé par l’expert pour le rachat des VEI par les assureurs) : +32,4 % depuis 2021. [2]


Pour autant, il semble que nous soyons en train de sortir de cette phase de transition. D’après les chiffres communiqués par Leboncoin, le prix moyen des VO a baissé de 3 500 euros depuis 2023. [3]


Une tendance déflationniste qui pourrait s’ancrer dans la durée :

➡️ Les tensions sur les tarifs du carburant devraient déprécier lourdement les modèles Diesel (voir notre précédent post). Or c’est déjà la motorisation la plus représentée parmi les VEI.

➡️ Les premières générations de VE subissent des décotes marquées, talonnées par de nouveaux produits plus performants, à l’autonomie accrue et en même temps plus accessibles. De fait, alors qu’une voiture perd généralement 50 % de sa valeur après 5 ans, les VE accusent plutôt 60 % de pertes. [4]

➡️ A plus long terme, l’électrification promet d’avoir un impact baissier. Technologiquement, les VE sont des machines plus simples et donc foncièrement moins chères à produire. D’autre part, le dumping commercial des marques chinoises va donner le ton au reste du marché.


Côté réparations, maintenant, qu’observe-t-on ? Une chose : tout pousse à la hausse.

➡️ Les éléments, de plus en plus nombreux, liés à la sécurité et à l’électronique coûtent cher, en temps comme en pièces, à remplacer.

➡️ La transformation des ateliers pour accueillir les hybrides, les VE et toutes les voitures bardées de high-tech réclament de lourds investissements, qui pèsent sur les factures de toutes les réparations (y compris sur les thermiques).

➡️ Les constructeurs, dont les marges fondent aussi rapidement que leurs volumes de vente, n’auront d’autre choix que de continuer à adosser leur rentabilité au marché des pièces de rechange. Et ce, alors que la PRE reste encore minoritaire.


Or jusqu’à présent le poste réparation a grosso modo augmenté au même rythme que les prix sur le marché du VO. Si dorénavant le premier poursuit son envol tandis que le second s’affaisse, les classements en VEI, mécaniquement, devraient se multiplier, concernant des voitures ayant subi des accidents de plus en plus bénins.


Pour autant, y aura-t-il, numériquement, davantage de VEI ? Pas si les dispositifs de sécurité active progressent et si la surenchère des coûts de l’énergie restreint la mobilité. 🚴‍♀️



Sources :





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