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Généralisation du LAPI : une avancée pour les assureurs ?

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Véhicule équipé d’un système LAPI  avec caméras et capteurs installés sur le toit.

L’essor des technologies de lecture automatique des plaques d'immatriculation (LAPI) remonte en France aux années 2010. 👀 Le principe est simple : les plaques sont scannées à distance, les données d’immatriculation extraites, puis comparées à une base de données.



A l’heure actuelle, les applications se répartissent en deux catégories :

1️⃣ Les enquêtes menées par les forces de l’ordre portant sur une série de crimes et d’infractions prévues par le code de la sécurité intérieure (terrorisme, banditisme, mais aussi vol de voitures, contrebande et infractions au code de la route) ; [1]

2️⃣ La gestion du stationnement en milieu urbain, au moyen notamment de ces voitures équipées de caméras sur leur toit et qui peuvent contrôler près de 1500 plaques par heure. [2]



Voilà où nous en sommes. Les Sénateurs, souhaitant tirer parti de cette technologie, ont voté un projet de loi qui étendrait l’usage des systèmes LAPI :

➡️ Possibilité ouverte aux forces de l’ordre de mobiliser cette ressource, dès que le crime ou délit concerné peut être puni d’au moins 5 ans d’emprisonnement. Or à considérer les peines maximales prévues par la loi, on élargirait ainsi considérablement le champ d’application ;


➡️ Allongement notable de la conservation des données, pour passer de quelques jours ou quelques semaines actuellement jusqu’à 12 mois ;


➡️ Généralisation du système LAPI sur le territoire, leur nombre devant atteindre à terme les 5 000 unités, contre 600 aujourd’hui. [3]


Evidemment, ces propositions font débat. Les uns y voient un outil supplémentaire entre les mains de la justice ; les autres, une menace pesant sur les libertés individuelles. 🤦 Un combat d’arrière-garde ? A l’heure où nous passons nos vies avec un téléphone portable dans la poche, beaucoup d’acteurs sont déjà en mesure de savoir où nous sommes, et ce que nous faisons. Et beaucoup plus finement qu’avec un LAPI !


Il y aurait peut-être une forme de deuil à faire. Le deuil d’une certaine idée de la protection de la vie privée, et qui nous permettrait de juger plus « froidement » du potentiel des innovations et de leur capacité à servir l’intérêt collectif.


Depuis 2025 existent des radars automatiques pourvus de LAPI, et qui sont reliés au FVA, afin de consulter en temps réel le statut assurantiel du véhicule dont la plaque vient d’être scannée. [4] On peut envisager que bientôt ces systèmes soient, dans un cadre strictement défini, mis au service des assureurs en cas de déclaration suspecte (vol, choc en stationnement, etc.).


Dans le contexte actuel, tout ce qui permet de lutter à armes égales contre les fraudeurs est plutôt bon à prendre…


Sources :



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